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Malgré une certaine prise de conscience avec les mouvements #metoo et #balancetonporc, le sexisme reste aujourd’hui encore peu répressible ; souvent banalisé et minimisé, dans un quotidien où 1 femme sur 3 a déjà subi des violences physiques ou sexuelles*.

Dimanche 08 Mars 2020, journée internationale des droits des femmes.

La veille, Samedi 07 Mars 2020, paradoxe forcé, les policiers évacuent violemment des manifestant·e·s, place de la République, dans l’incompréhension générale. Les manifestant·e·s, frappé·e·s par les forces de l’ordre, faisaient entendre pacifiquement, notamment, leur voix contre les violences sexuelles faites aux femmes.

Récemment, dans le patinage artistique, Sarah Abitbol dénonce les abus sexuels subis par son entraineur alors qu’elle était mineure ; ce type de pratique s’avère récurrente dans le milieu sportif.

De son côté, le 7e art reste dans la fiction et récompense Roman Polanski, lors de la cérémonie des César, accusé de viol. Accompagnée de la réalisatrice Céline Sciamma, l’actrice Adèle Haenel quitte la salle. En réaction, la fabuleuse écrivaine Virginie Despentes prononce cette phrase : « Désormais on se lève et on se barre » qui deviendra emblématique.

D’autre part, les féminicides ne cessent de croître ; en 2019, 149 femmes sont mortes assassinées par leur conjoint ou leur ex-conjoint**.
Parallèlement, la réforme des retraites provoque de nombreuses manifestations et est coeur de l’actualité.

Dans ce climat de colère et d’inquiétudes, la marche du 08 Mars 2020, intitulée ironiquement « marche des grandes gagnantes », a rassemblée plus de 60.000 personnes à Paris, selon les organisateurs.

*source : ONU, 2013
**source : @feminicidesfr